dimanche 15 mars 2015

Tempête des corneilles


Tout allait bon train... la neige fondait, puis ce matin... la tempête des corneilles! D'autres la nomment tempête des sucres, car ce sera bientôt le temps des sucres. Un dernier sursaut de l'hiver.


Mais qui dit neige, dit température plus douce. Chaud, froid, chaud, refroid, recette parfaite pour le rhume. Vite! Du bouillon de poulet, mais du bouillon de poulet endimanché. L'avgolemono. Pour 500 ml de bouillon, battre 1 oeuf entier et le jus d'un demi citron (Meyer, si vous en avez). Dans le bouillon, vous aurez fait cuire une poignée de riz (Camargue, pour moi). Prendre une louche de bouillon chaud, l'ajouter à l'oeuf et au citron battus en fouettant vigoureusement. Verser ce mélange dans le reste du bouillon chaud en fouettant plus doucement et chauffer doucement jusqu'à ce que le bouillon épaississe. Ajouter des petits morceaux de poulet et du persil haché et déguster. Une soupe veloutée sans être grasse.


Bon appétit!

samedi 14 mars 2015

Aubergine rôtie au four


J'aime les aubergines, mais je n'aime pas leur soif d'huile. Voici une petite recette de monsieur Charial qui permet d'alléger l'aubergine, sans faire de compromis sur le moelleux et la saveur.


Dans un plat allant au four, verser une petite quantité d'huile d'olive et ajouter une gousse d'ail écrasée en chemise. Trancher une aubergine en moitiés et dessiner un quadrillage sur chaque face. Appliquer une fine couche de poudre de curry, de la fleur de sel et un filet d'huile d'olive sur chaque face. Disposer dans le plat et enfourner pendant une demi-heure dans un four préchauffé à 200 C.

Si vous voulez suivre la recette sur Youtube, c'est ici...


dimanche 8 mars 2015

Convalescence


Nous dormons beaucoup. L'ophtalmologiste semble heureux du déroulement de l'opération. La convalescence est pénible... pas le droit de me pencher, pas le droit de dormir dans la position qui me plaît (il faut dormir à plat sur le dos), pas le droit de çi, pas le droit de ça... emmerdant! Mais il faut tout de même se rendre à l'hôpital pour faire contrôler l'évolution. Pas facile quand on vit seule et qu'on n'a pas de famille. Mais j'ai mauvaise grâce de rouspéter... je peux espérer reprendre mes activités sans être obligée de mettre des gouttes ophtalmiques sans cesse (j'ai développé une intolérance, voire même des allergies, à tous ces collyres).


Puis pour égayer tout ça. un colis de Brigitte de Nïmes (Café Créole)... un colis de subsistance avec de la vanille, de la fève tonka, des baies de cannelier, des épices pour faire du riz jaune, de la fleur de sel de Camargue, de la rouille, et j'en passe. Il y a même un ajout de Danielle, propriétaire de L'Huilerie à Nîmes (cliquer ici) et rédactrice du blogue L'arène des épices (cliquez ici).



Même Chatouille est gâtée!



J'avais prévu la première phase de la convalescence où il ne faut pas baisser la tête... fruits frais, dont des citrons Meyer (citrons sucrés), préparation d'un pot au feu (j'en ai marre du pot au feu!), réserves au congélateur...



L'épicerie du village tient des scones véritables qui sont surgelés et du "clotted cream". Tout ce qu'il faut pour faire un "cream tea" en guise de déjeuner.


Reprise du velouté de poivron et de gingembre de l'Oustau de Baumanière. Cette fois-ci, j'ai diminué la quantité de gingembre frais. Rappel de la recette : 1 échalotte hachée, 1 poivron rouge doux coupé en dés. Faire revenir l'échalotte et le poivron dans de l'huile d'olive, ajouter 1 gros verre de bouillon de volaille, le gingembre haché, faire cuire 5 minutes, puis ajouter 1 verre de lait et 1 verre de crème légêre (15%). Laisser mijoter pendant 15 à 20 minutes. Passer au blender, puis au chinois. Assaisonner en sel au besoin.


Un beau sac de citrons Meyer (sucrés). C'est Brigitte qui m'a fait penser au "lemon curd". La recette est toute simple : 2 - 3 citrons doux (1/2 tasse de jus), 2 c. à café de zeste de citron râpé, 2 oeufs entiers, 1/4 de lb de beurre doux. Battre ensemble les oeufs, le jus de citron, le zeste. Couper le beurre en 4 morceaux. Mettre le tout dans un bain-marie et faire chauffer à feu doux en brassant avec le fouet pendant 3 à 5 minutes.


À déguster froid à la cuillère, ou..

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À improviser des tartelettes au citron en utilisant des sablés commes croûtes à tarte.


Faire un beurre blanc (beurre et jus de citron montés au fouet sur le feu) et servir avec des crevettes pochées avec le mélange d'épices à poisson de Danielle et des saint-jacques poêlées. Un peu de beurre dans les épinards et du jus de citron sucré. 


Comme un avant-goût du printemps.


Pas assez en forme pour la lecture, mais on m'a offert ce livre superbe. Il date de 1994, mais c'est sans contredit le plus beau livre que j'ai vu en matière de photographie culinaire, de paysages et de qualité des recettes. Dès que je serai plus en forme, je compte plonger dedans. Pour le moment, rassurée que je peux encore prendre des clichés, je retourne me coucher pour reposer mon oeil. Merci pour vos pensées positives!





mardi 24 février 2015

C(h)atastrophe!


Ah les amis!

Juste comme ça commençait à être intéressant à la cuisine, catastrophe! Eh oui, elle s'est un peu énervée quand elle a vu des petites gouttes de sang à côté de ma litière. Elle a donc derechef téléphoné au véto qui a dit : RÉGIME! Régime pour moi, pas pour elle! AILLE!


Assiette VIDE! Elle a beau mettre sa plus jolie nappe (offerte par la gentille Brigitte de Nîmes) il n'en reste pas moins que l'assiette est VIDE! J'ai beau l'implorer du regard, la fixer tandis qu'elle mange son repas, elle est inflexible et elle me dit : Quand je ferai du poulet bouilli, pas salé, pas épicé, tu pourras en avoir un tout petit morceau. AILLE! J'ai même des croquettes spéciales (qui au fait ne sont pas mauvaises du tout, mais elle me RATIONNE!). La vie est TRISTE! 


Et elle me nargue! L'autre jour, elle a préparé une daube niçoise. Comme ça sentait bon dans la maison! Pour la recette, je peux vous expliquer... j'ai tout observé). Elle a fait revenir tout doucement un bel oignon coupé en dés (suinter, qu'elle a dit, ce n'était sûrement pas suer) avec des lardons dans la jolie cocotte en fonte. Elle a épluché de belles carottes qu'elle a coupées en tronçons et qu'elle a laissées sur le comptoir tandis qu'elle saisissait les cubes de boeuf qu'elle avait légèrement enfarinés (elle a utilisé du haut de ronde en me disant que pour bien faire, il faudrait de la joue -- comme le fait Brigitte -- mais que le boucher n'en avait pas). Elle a retiré la viande et l'a mise dans une assiette, elle a déglacé la cocotte avec du cognac qu'elle n'a pas fait flamber car elle ne trouvait pas les alumettes, puis elle a versé les 3/4 d'une bouteille de vin rouge corsé dans la jolie cocotte en fonte. Elle a fait bouillir le vin pour faire évaporer l'alcool. Elle a retourné les cubes de boeuf, les lardons, les carottes et les oignons dans le liquide, puis elle a ajouté quatre gousses d'ail écrasées, des clous de girofle, une belle grosse feuille de laurier fraiche (elle en aurait mis davantage mais le pauvre laurier est moribond depuis que je m'exerce à grimper dedans), du thym, de la mignonette de poivre noir, un bâton de cannelle, un serpentin d'écorce d'orange (bio). Elle n'a pas salé de suite. Elle a ajouté un peu d'eau pour que tout soit bien recouvert de liquide, puis elle a porté à ébullition. Dès que ça a commencé à bouillir, elle a baissé le feu, a recouvert et elle a laissé mijoter tout doucement pendant 4 heures! Elle vérifiait de temps à autre que le niveau de liquide était suffisant et elle rectifiait au besoin, comme le lui avait recommandé Brigitte qui regardait aussi tandis qu'elle préparait la daube pour s'assurer que tout était correctement fait, car la daube de Brigitte est insurpassable.

En fin de cuisson, elle a vérifié l'assaisonnement, a ajouté du sel, puis elle s'est servie une belle portion avec du pain grillé à l'ail. Avant de se servir, quand même, elle a passé la sauce au chinois en me disant que c'était pas la peine d'aller prendre un cours à l'Ousteau de Baumanière pour ne pas savoir que la présentation d'une belle sauce comme celle là mérite l'effort du coup de chinois avant la dégustation.


Vous dire comment je l'ai dévisagée! J'en avais les yeux tout noirs! Mais elle a été impitoyable!

Somme toute, ce régime n'est pas si mal (mais ne le lui dites pas). Les croquettes spéciales sont délicieuses et je me sens beaucoup moins survoltée et agressive depuis que je suis au régime. Je ne la mords plus et s'il m'arrive de la griffer, c'est un pur accident car j'ai beau démolir tous les boutis et les pattes de chaises, mes griffes sont longues! Vivement le printemps que je puisse aller me faire les griffes au jardin...

À bientôt,
Chatouille

P.S. Si vous y pensez, pourriez-vous avoir une petite pensée positive (peut-être même une petite prière si vous y croyez) pour elle ce mardi. Après une année d'efforts pour y échapper, elle passe sous le bistouri et se fait opérer un oeil.

lundi 9 février 2015

Coucou, me revoilou.


Coucou!
Me revoilou.


Il neige vraiment beaucoup au Québec. C'est véritablement mon premier hiver car l'an dernier j'étais bébé et je n'avais pas connaissance de la neige. L'autre jour, j'ai été tester la neige. C'est froid pour les pattes et je les ai prises à mon cou pour rentrer vite à la maison. Brrrrrr.


Je continue mes aventures culinaires. Je goûte à tout! J'adore le fromage! Elle me dit que nous faisons de bons fromages au Québec. Elle me dénoyaute les olives niçoises. J'aime les noix aussi. Ça fait crounch et c'est salé. Sur ce plateau il y avait du Douanier de la Montérégie et un Rondoux triple crème. 


Elle appelle ça un plateau pour l'appéritif. J'aime beaucoup les appéritifs. J'y passerais la journée!


Elle me fait goûter les légumes aussi. Ce sont des chicons ou des endives (c'est selon., mais je ne suis pas certaine selon quoi au juste) qui ont été blanchis dans de l'eau salée, puis enrobés de jambon.


Elle a ensuite préparé une béchamel en me recommandant de bien me souvenir du nom. Elle m'a dit qu'il fallait absolument mettre une pointe de muscade dans la béchamel. Elle numérote les sauces. Nous avons ici une béchamel numéro 2. La béchamel numéro un est plus liquide et la béchamel numéro 3 pourrait servir à pendre le papier peint. Entre vous et moi, j'aime beaucoup les sauces (plus que les chicons mais moins que le jambon). Une fois les endives nappées de sauce, elle a enfourné le plat à 350F pendant une quinzaine de minutes.  C'était bien gratiné car elle avait saupoudré un peu de Parmesan sur le dessus.


Elle prépare aussi des potages. Poireau et pomme de terre, par exemple. Froide, c'est une vichyssoise; chaude c'est un potage aux poireaux. Les potages, c'est bon mais j'aime encore mieux du solide.

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Il y a de drôles d'oiseaux au jardin. Ils sont ÉNORMES! Je me suis un peu énervée... je me suis précipitée (j'avais oublié la vitre de la fenêtre). Je ne suis assommée et j'ai fait tant de fracas que les oiseaux se sont envolés. Ouille! Comme ça fait mal!

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Maintenant, je ne bouge plus... j'épie, tout simplement.